aeronef (9)Les Vétérans d’Artropp

« Tout cela est retombé d’un seul coup pour nous. On avait l’impression d’avoir retenu notre souffle durant des mois à Artropp, guettant le sifflement ténu de la moindre balle qui nous était destinée. On ne pensait pas que cela s’arrêterait un jour. On ne pensait pas non plus en revenir vivant, de cette boucherie. Je crois qu’on ne réalisait pas que la paix avait été signée. Sans doute que, pour nous qui y étions, cette paix avait tout d’une trêve avant la reprise du conflit. Et puis, les semaines passant, on a compris que c’était la fin de la guerre. Pour de bon. On s’est tous retrouvés naturellement à ce café place des lilas, un des seuls encore debout dans ce qu’il restait des ruines d’Artropp. C’était devenu notre lieu de rendez-vous quotidien, notre club d’anciens de la bataille. Et parmi ces anciens, il n’y avait pas que des soldats, loin de là ! Hier encore on a vu un soldat du feu et un brancardier nous rejoindre. Impossible de tout lister tant il y avait de corps de métiers et de vocations différentes qui s’asseyaient à la même table. Et pourtant, le lien sombre de l’horreur était là pour nous rassembler. C’était le lieu où l’on voyait défiler à tour de rôle toutes les séquelles de la guerre, des éclopés aux mutilés en passant par ceux que ces affrontements avaient rendu fous. Le lieu où, finalement, seuls ceux qui avaient connu les mois de souffrance à Artropp pouvaient comprendre la sinistre raison qui nous réunissait quotidiennement. Le gouvernement parle aujourd’hui de « désarmer » progressivement la population. Certains vont s’y résoudre. D’autres, pourtant, ont déclaré « préférer se faire pendre aux Jamünds s’il le fallait plutôt que d’abandonner leur pétoire à qui ils devaient la vie ». Et quitte à s’y faire pendre, sans doute espèrent-ils trouver là-bas un peu de l’adrénaline, de l’excitation, de l’occupation quotidienne et dangereuse qui ont rythmé leur existence durant la guerre. Je crois que ceux-là ne plaisantaient pas. Je crois même que, à l’heure où je vous parle, ils ont déjà embarqué – ou peu s’en faut – du côté de Dumbledd… »

Dress code : Costume Steampunk aux allures variables selon les personnages de ce groupe (notamment selon leur profession exercée durant le conflit). Les blessures de guerre (cicatrices, visage ravagé par le feu, œil manquant, membre amputé) sont des éléments emblématiques de ces vétérans et seront indiqués pour chaque personnage, au cas par cas.

Capacité de la troupe : 8 PJ

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aeronef (6)La Fondation Pour l’Espoir

« Une guerre, ça laisse des traces. Des traces qu’il faut alors tâcher d’estomper, voire d’effacer. Ces traces, ce sont des blessures qu’il faut panser, des âmes tourmentées qu’il faut apaiser, des biens détruits qu’il faut reconstruire, des ventres affamés qu’il faut nourrir, des populations meurtries qu’il faut soutenir. Ces missions, ce sont les nôtres. La Fondation pour l’Espoir s’est donné pour objectif d’aider les victimes quelles qu’elles soient, faisant fi de leurs races, de leurs sexes, de leurs âges ou de leurs croyances. Ainsi, la F.P.E. parcourt les terres et les mers pour venir en aide aux plus défavorisés, aux délaissés, aux oubliés des hautes sphères. De territoire en territoire, d’île en île s’il le faut, nous apportons tout le soutien dont nos équipes sont capables. Parmi elles, des médecins, des infirmiers, des psychologues, des techniciens, des logisticiens…

Tous sont réunis pour apporter une aide d’urgence mais également accompagner les populations vers un après.

Nous avons à cœur l’intérêt public, c’est pourquoi nous ne relevons ni de l’Etat ni d’aucune institution internationale, et aujourd’hui plus que jamais, il nous faut agir. Chaque jour, des centaines de civils continuent de souffrir des pénuries engendrées par le Déchirement. Une guerre cataclysmique a ravagé la métropole de Bravenne, mais aussi, par un sinistre effet d’onde de choc, s’est répandue tout autour de l’épicentre des terribles combats. La majeure partie de nos équipes s’active à redonner un espoir et du réconfort à ceux restés en Bravenne. Nous autres, bien que peu nombreux, formons aujourd’hui notre propre équipe : et notre mission se porte là où l’onde de choc s’est propagée. Depuis le traité de paix, l’on voit les usines se vider et les travailleurs d’ailleurs s’en repartir vers chez eux. Parmi eux se trouvent des habitants de ces exotiques îles Jamünds. Nous devons les suivre afin d’accompagner leur retour à la vie en temps de paix. Nul doute que leurs villages ont du terriblement souffrir de la pénurie, de la perte des êtres chers, mais également des angoisses liées à l’isolement créé par le conflit. Ces populations-là ne doivent pas être oubliées. Ensemble, nous pouvons rapporter l’espoir là où il semble avoir disparu. Et nous entendons bien être du prochain voyage pour Djaëwan… »

Dress code : Tenues de base classiques, plutôt aventure que chic, type fin XIXe, début XXe avec éléments steampunk de vos choix. Selon les fonctions occupées, les accessoires à avoir seront indiqués (blouses blanches, etc.).

Capacité de la mission humanitaire : 9 PJ

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aeronef (3)La Clic’ des Ferraillorcs

« Un dernier boulon à serrer, une dernière pelletée de charbon et je rejoins les ‘marades siffler une grasse sur la plate-forme. Dans deux jours, le chantier est fin’orc. Faut dire que chez nous, fait pas dans la viand’molle. L’équipe des Feraill’orcs sait tout faire, vite et bien. Et pas que faire sploser de la caillasse. Surtout qu’en plus des rares magénieurs, la bande fourmillasse d’artificiers, de gros bras et de mécallurgistes.

La pause est courte. On a tous hâte de finir. En ce moment c’est pas drôlasse. Pendant la guerre, on a fait dans les armes et les machines énorcs – même qu’on a bossé dans des usines s’crètes. On est même allé à la filoche pleins de fois avec des soldats. Faut bien des mécanos qui s’y connaissent en joujoux ferraillés que les m’sieurs propres nous pondent. On n’vait en face de nous de nouveaux jouets qu’on avait sûrement assemblés d’nos pognes, deux mois avant, dans une usine tip torc… Me souviens même que pleins de fois, avec Gruduck, on a spionné avec des spions dans des usines et chipé des plans pour souffler de la concurrence.

Et puis, l’équipe est pas si bas du caisson que ça. On a même lancé norc propre vendage de matières brutes et de pièces récupérées. Ces derniers temps, les petits nouveaux ont des idées. Surtout Mupin. C’était bien vu d’intégrorc quelques oreilles pointues et des ogres dans l’équipe. Mais faut avouer qu’avec la paix, on fait plutôt dans le bâtiment, dans le désamorçage de bombes et dans le secteur minier. Bref, rien de bien exitorc. Et puis, le pays nous manque : une paye qu’on n’a pas revu les Jamünds de nos vieux.

En tous cas, moi, j’espère aller avec les gars de Niarr dans quelques jours. Parait qu’y vont chez nous, à Djaëwan. Parait que tout le monde veut aller y explorer et construire. Depuis le temps qu’on nous envoie retaper pour le continent, on va enfin revoir not’ patrie. On doit sûrement pouvoir recruter des noublards – des locaux, j’espère. On en a vraiment besoin. On est pas devenus M.O.B. – c’ta dire, « Meilleurs Ouvriers de Bravenne » – pour rien. Si on veut préserver norc savoir-faire, autant poser nous même les planches… »

DressCode : Le tablier de cuir et les traces de suie et de graisse constituent votre visuel d’ouvriers. Gants de cuir et/ou de métal, pantière en plaque rouillée, accessoires d’ingénieurs ou de mécaniciens compléteront votre look. Le groupe est principalement axé sur des costumes d’orcs, bien que quelques personnages seront de races différentes.

Capacité de la Clic’ : 10 PJ

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aeronef (4)La Bande à Germaine

« Ma foi, tous sauront vous dire qu’en estocades de baïonnettes, qu’en manœuvres militaires, ou toute autre pitrerie de champ de bataille, j’y connais rien – et ils auront bien raison. Mais personne ne prendra la peine de vous expliquer ce qu’était ma vie pendant la Grande Farce, comme je l’appelle. Vous l’aurez compris, je n’ai jamais posé un seul orteil sur un champ de bataille, ce qui m’a d’ailleurs permis de les garder entiers, mes orteils. Je ne fais pas non plus partie de ces héros de guerre qui font les paons sur la grand’place du village. Moi la grand’place du village, je l’ai gardée durant toute cette fichue guerre, gardée et protégée mais personne ne m’en a jamais remerciée – pour autant que je sache. Au village, les enfants et les vieillards doivent leur vie à la poignée de femmes qui sont restées coûte que coûte et qui se sont battues pour tenir bon pendant que, malgré eux, les hommes jouaient de l’épée. Nos armes à nous étaient faites de courage, de pelles, de charrues et de bêches et nous ont donné de quoi nourrir le « petit peuple » – comme ils disent.

Aujourd’hui, la guerre est terminée mais les médailles ne sont pas accrochées à nos chemisiers. Faire survivre un village entier, ce n’est pas assez héroïque aux yeux des ronds-de-cuir à lunettes. Ils nous ont gracieusement renvoyé des jeunes hommes pour remplacer les anciens, nous ont priées de retourner à nos torchons et marmites et il faudrait encore leur dire merci – à ce qui paraît. Sauf que la Germaine, la cuisine et les marmots, ça l’intéresse pas. La Germaine, c’est moi, et j’en ai soupé des railleries de la part des gens du village. Moi, Germaine, je n’aime pas les rangs, choisis par d’autres, pour nous les inférieurs, les femmes, les vieux, les orcs… Rien n’explique que des crétins sans cervelle choisissent ce qu’on veut faire de nos vies d’après notre sexe, notre âge, notre race, notre couleur de cheveux, la taille de notre nez, la longueur de nos jambes ou que sais-je encore ! Parce que nous n’arriverons à rien changer sur ce pauvre continent habitué aux injustices et pourri par les seuls autorisés à penser, nous partons. Nous partons pour Djaëwan, une île perdue au milieu de l’océan, peu habitée jusqu’à maintenant – notre chance ! La Germaine et ses compagnons d’infortune quittons ce vieux continent pour essayer de construire ailleurs une communauté qui saura se servir de tous les talents et qualités, peu importe à qui ils sont. On donnera du poing sur la table ou dans la tronche s’il le faut, mais on y arrivera ! Pour l’heure, il est temps de partir : et comme le train est bien trop cher pour nous, une longue marche jusqu’au port nous attend ! »

Dress code : Tenues simples et confortables de style plutôt rural steampunk

Capacité de la Bande : 8 PJ

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aeronef (8)L’Expédition Scientifique de Revapp

« Allons, allons, dépêchez-vous un peu, bon sang ! Vous discuterez théories plus tard, voulez-vous bien ? Le train part dans moins d’une heure, et il y a encore des tas de choses à vérifier. C’est que huit scientifiques, ça en trimballe, un sacré barda ! Et vas-y que j’emmène mes kilos de feuilles de notes, et vas-y que j’empaquette mille instruments de mesure, et vas-y, encore, que j’embarque fioles, tubes, étiquettes, récipients, lunettes, microscopes, et cela sans oublier la moitié des ouvrages qui composent la bibliothèque universitaire ! C’est bien simple : on dirait que vous déplacez littéralement nos laboratoires pour les installer dans les Jamünds. Vous raillez et vous souriez, mais vous rendez-vous compte que notre département de recherche a mis des années – et beaucoup d’argent, il faut le dire – pour acquérir tout cela ? J’entends bien que nous sommes à Revapp, et que les coffres de Revapp n’ont rien à envier à ceux de Sirapp, mais nous n’avons pas encore trouvé le moyen d’acheter le temps ! Et là, vous allez être en retard. Rah, c’est peine perdue : filez donc prendre ce train, je ferai embarquer vos tonnes et vos tonnes d’affaires dans le suivant. Vous penserez bien à tout réceptionner à la gare de Dumbledd, n’est-ce pas ? Au prix que votre expédition nous coûte, il ne manquerait plus que ce beau matériel soit perdu, égaré – ou pire encore ! Sirapp nous nargue depuis des années avec ses nouvelles technologies toutes plus avancées les unes que les autres. Vous savez combien notre doyen compte sur vous pour faire progresser le domaine des Sciences Nouvelles, si lâchement abandonnées par le trésor public à cause du Déchirement. Revapp doit demeurer la capitale bravaise des arts et de la culture. Il n’est donc pas question pour vous de rentrer bredouilles : il y va de la réputation de notre faculté, sinon de notre ville toute entière ! Allez, donc. Ne tardez plus, vous bavasserez dans le train ! Et soyez prudent. Pour y être déjà allé dans ma jeunesse, croyez-moi : les séjours sur Djaëwan n’ont rien de banales promenades de santé… »

Dress code : Explorateur / Colonialiste Steampunk. Certains personnages portent plutôt des blouses de laboratoire, d’autres une chemise et un pantalon beige simple, ainsi qu’une paire de bottes longues. Le chapeau de colonialiste XIXe siècle est emblématique des scientifiques lorsqu’ils partent en expédition.

Capacité de l’expédition : 8 PJ

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aeronef (2)La Ellion Corporation

« Ce satané ballottement sur les rails n’en finissait pas. Heureusement que j’étais assis en première classe, que la redingote n’a pas souffert des sièges crasseux et usés comme on en trouvait quelques wagons plus loin, et que les pâtisseries étaient acceptables. En revanche, bien impossible de prendre des notes ou de s’avancer sur son travail d’une manière plus générale – en cause ces secousses infernales et incessantes ! Alors, le temps avait paru s’allonger d’autant plus pour moi. Traverser la moitié du pays pour satisfaire aux exigences des missions de ma société, ce n’était pas de tout repos. Je veux bien croire que la Ellion Corporation était tentaculaire et avait su implanter de ses enseignes partout sur le continent, il n’en demeurait pas moins que j’étais justement un animal bureaucratique. Les voyages, très peu pour moi. Heureusement, mon périple à moi devait prendre fin à Dumbledd, sur la côte ouest. Le tout était bien sûr d’arriver à temps pour donner leurs instructions, contrats, feuilles de route et autres paperasses aux huit collègues de la Ellion qui attendaient mon arrivée pour embarquer. Au fond, je m’en sortais bien : je n’avais que la Bravenne à braver d’est en ouest. Eux en auraient pour des mois. Une mission aux îles Jamünds, vous rendez-vous compte ! Les patrons de la Ellion n’ont décidément aucune limite pour ce qui est de faire fructifier leurs affaires et d’ouvrir des marchés juteux là où il peut s’en produire. Remarquez, c’est par admiration pour cet appétit farouche du commerce à grande échelle que j’ai postulé chez eux. D’ailleurs, tout le monde à la Ellion ne jure que par les sommes astronomiques et les gras contrats qui en valent la peine. Reste à voir si, désormais, le marché nous sera toujours aussi favorable qu’il le fut durant la guerre…  »

Dress Code : Vous incarnez l’élégance, l’argent et la réussite. Redingote, haut de forme, voilage et robe victorienne, gants blancs et petites cannes, monocles… autant d’accessoires pour égailler votre costume d’hommes et de femmes du monde.

Capacité de la mission : 8 PJ
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12048982_10207937366858444_1980519592_nLes Aérostiers du B.B.R. Gaws

« Tel que je vous le dis, mon bon monsieur : relier les Jamünds en moins de trois semaines depuis Dumbledd, avec pleine cargaison, plein équipage et même des passagers qui voudraient se prêter à l’exploit. « Par quel prodige », dites-vous ? Eh, quoi, la réponse est simple : vous figurez-vous ce que cela peut être, la pointe de la technologie, du style, de la classe et de la haute voltige ? Eh bien, montez quelques crans plus haut encore, arrêtez-vous juste avant le soleil, et vous verrez ce que c’est que notre Aéronef. Le B.B.R. Gaws constitue un bijou de modernité, une merveille de dernier cri en matière de transport d’hommes et de marchandises. Le tout est servi par un équipage de prestige qui porte avec lui la bénédiction des vents chauds. Nul risque de finir noyé. Nul risque non plus de choir depuis les cieux tant l’ensemble est fiable. « Ca fend les airs comme un vif oiseau ; ça ne demande que de l’air chaud… » fredonne la chanson bien connue. Eh, quoi, vous ne la connaissez pas ? Ah, tant pis : montez donc à bord pour admirer un peu cette bête fabuleuse, nous décollons dans quelques jours maintenant. Nous attendons encore les derniers passagers, ainsi que ces journalistes venus de Sirapp qui veulent immortaliser notre exploit. En revanche, nous n’attendons plus depuis bien longtemps les jaloux, les envieux et les chagrins : ceux-là, il s’en trouve dans chaque conversation pour médire et cracher sur notre réussite. Qu’à cela ne tienne, leurs salives s’écrasent toujours sur nos lunettes, et le vent a tôt fait de les balayer dès que nous sommes là-haut. Derrière notre réussite, nous ne prenons aucun plaisir, mon bon monsieur, à humilier autrui, veuillez m’en croire. Mais parfois, mon bon monsieur, face au sublime de notre propre rayonnement, il nous faut savoir déposer les armes de la modestie, nous rendre à l’évidence, et accepter notre éblouissante condition… »

Dress code : Swaggy Steampunk. Les goggles steampunk, le bonnet de cuir d’aviateur pour tout le monde et la moustache pour ces messieurs, sont des éléments emblématiques de votre équipage.

Capacité de l’équipage : 9 PJ

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12087448_10207937196094175_154638656_nL’Equipage du Katarina

« Un pari, disent-ils ? Ah, elle est bonne, celle-là ! Eh bien, soit : nous ferons la course avec ces grandes gueules d’aérostiers. Qu’on aille leur annoncer la nouvelle ! Départ prévu dans dix jours pour une traversée du tonnerre : si le vent est correct, Dumbledd-Djaëwan, ça se torche en bateau en moins de trois semaines – et surtout, en moins de temps que ne mettra cette saucisse géante qui croit mieux flotter dans les nuages que nous sur les vagues. Le Katarina dompte l’eau. Il glisse sur les roulis et file des complexes aux requins. On en profitera pour embarquer sur notre navire du client prêt à payer pour observer l’exploit, et pourquoi pas du journaleux – histoire qu’on y gagne bonne presse pour nos futures affaires. Ca nous donnera du défi à relever et de l’argent frais à rentrer dans nos caisses. Boucan, Bébert, Bastien, Cooper et les autres frétillent déjà d’impatience : ça fait une éternité que c’est plus trop la joie de naviguer dans les mers chaudes. Alors, si en plus de ça on a avec nous l’approbation populaire pour voyager sans être inquiétés et qu’on peut rabattre le clapet de ces têtes-à-nuages par la même occasion, tant mieux ! Depuis la fin de la guerre, faut avouer qu’on s’ennuie bien. Plus de commanditaire pour nous envoyer harponner tantôt du Fédé, tantôt du Sépa. Plus de navire de ravitaillement à capturer. Plus de navire de guerre à couler. Il nous reste bien quelques affaires à régler du côté de Djaëwan, alors on va faire d’une pierre deux coups en remportant cette course et en y retrouvant quelques « associés » amoureux de l’exotisme. De là à dire que l’heure de la retraite a sonné pour nous, il y a un monde : et moi je préfère croire que, dans ces lointaines îles Jamünds, on pourra s’y refaire une santé, et pourquoi pas, si les vents le veulent, nous y rebâtir une vie d’aventures et de richesses… »

Dress code : Pirates steampunk. Le bandeau et/ou le tricorne sont des éléments emblématiques de votre équipage.

Capacité de l’équipage : 10 PJ

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aeronef (5)Les Journalistes du Sirappien

« Si j’ai déjà songé à tout abandonner ? Il est vrai qu’on a eu des hauts et des bas ces derniers temps. On a bien failli mettre la clé sous la porte un sacré nombre de fois… Et pas toujours par choix. Ce journal, on le dirige de père en fils dans la famille. Mais ça ne durera pas. Les gens ne veulent plus voir les entreprises dirigées par des familles – des dynasties qu’ils appellent ça. Ils veulent que les fonctions reviennent à ceux qui en ont les compétences, ils veulent que les postes à responsabilité soient offerts aux plus méritants. Les temps changent. Je ne suis pas contre le changement, mais il me laisse parfois sceptique. Depuis la fin de la guerre, le lecteur a l’air de trouver la plume féminine plaisante : aussi je laisse de plus en plus souvent leur chance à certaines d’entre elles aux côtés de nos messieurs de toujours. Je m’adapte aux tendances. Et puis, il faut se rendre à l’évidence : la guerre a emporté bien des hommes et parmi eux des reporters. Je n’ai jamais eu une rédaction aussi jeune. Quand on presse le nez de certains, il y a encore du lait qui sort…

Pour ce qui est de la clé sous la porte ? Hum, vous voulez parler du scandale lié à l’infâme sabotage qui a secoué la Rédaction. La guerre n’a épargné personne. La suspicion était partout, on ne peut pas blâmer le gouvernement de s’être inquiété des agissements d’un journal comme Le Sirappien. Nous sommes tout de même le journal le plus lu quotidiennement.

Certes, on ne peut pas nier que le conflit a vu l’émergence de nouveaux journaux d’informations. Mais c’est une mode, ça passera. La jeunesse aime provoquer et écrire des titres racoleurs en gras sur leur une. Avec le temps, les lecteurs se lasseront de toute cette hardiesse. La satire n’a pas sa place dans notre profession.

D’ailleurs, Le Sirappien compte bien leur apprendre à tous ces « concurrents » ce qu’est l’information. J’ai monté une sacrée petite équipe de journalistes pour couvrir la course entre le B.B.R. Gaws et le Katarina et nous rapporter des nouvelles fraîches des archipels une fois sur l’île de Djaëwan. Il est de notre devoir d’informer les lecteurs de métropole de ce qu’il se passe ailleurs et surtout dans les mers. Et puis, un peu d’exotisme n’a jamais fait de mal à personne… »

Dress code : Tenues classiques type fin XIXe, début XXe siècle. Casquettes ou autre sur la tête. Accessoires steampunk discrets, bloc notes, cahiers, crayons… (Pensez Tintin, Rouletabille et Brigades du tigre).

Capacité de l’équipe journalistique : PJ

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Les Adorateurs du Tempsaeronef (10)

« Tic-tac, tic-tac, tic-tac, tic-tac, le son d’une vieille horloge dans un coin de ma mémoire et une montre à gousset dans la main droite, voilà tout ce qui me restait de mon père. Jeune horloger de génie, il tenait avec mon grand-père une boutique sans prétention sur l’île de Djaëwan. A l’ombre des grandes et maternelles horloges séculaires, baigné des cliquetis des rouages et du bruit délicat des balanciers, j’avais passé dans ce lieu les plus belles heures de mon enfance. A cette symphonie mécanique, venaient se mêler les chamailleries incessantes des deux hommes sur les grandes idées de modernité de mon père. En ces temps là, je n’aurais pu imaginer qu’il ne me serait jamais plus donné d’entendre ce grand fracas de voix si familier mais ce jour arriva pourtant, avec la même assurance et minutie que la seconde qui suit sa précédente. Recruté de force, mon père fut arraché à sa vie paisible. La République avait besoin de lui, et rien n’aurait pu l’écarter de son désir de grandeur et de gloire. Père en était mort. Peu importe disait le tic-tac de la grande horloge impassible et impartiale face aux malheurs des uns ou aux bonheurs des autres. Quant à moi, le balai des aiguilles m’amena jusqu’à l’instant fatidique où mon corps et mon âme furent à leur tour réquisitionnés pour le bien de la République. Grand-Père n’y put rien et me regarda impuissant embarquer à bord d’un de ces gigantesques navires de guerre. De la Bravenne, cette contrée lointaine, je ne connus que l’horreur froide de la guerre et l’atrocité des champs de bataille. A bord de cet étrange engin qui me ramène en cette nuit noire à Djaëwan, je devine du bout des doigts l’inscription, voilée par le Temps lui-même, que mon Grand-Père avait gravée à la hâte au dos de la montre de mon père le jour de mon départ, il y a maintenant plus de quinze années : “Toutes s’égrènent, Toutes en témoignent, Respecte-les.”. Grand-Père l’avait compris, le Temps, notre adoré, est notre maître à tous, il traverse l’espace autant que nos vies qu’il forge à sa convenance.
Mes frères, nous devons retrouver l’héritage légué par mon grand-père. Nous autres, Adorateurs du Temps, devons retourner en cette Djaëwan perdue dans l’océan… J’ai besoin de vous tous pour en faire le berceau vivant de notre foi. Mais n’oubliez pas, le Temps, ce puissant souverain, est ce que nous sommes et nous y soustraire est vain, cette simple idée est une insulte crachée à la face de notre Maître. Père devait mourir pour que je sois ce que je suis et il en fut ainsi. »

Dress code : Une longue toge marquée par le symbole de votre ordre recouvre vos habits ordinaires. Le symbole vous est fourni une fois inscrit(e)s. Du reste, vos accessoires liés au thème du Temps sont légions : vous les arborez de façon ostentatoire.

Capacité de l’ordre : 9 PJ